Compagnie
Bérangère Vantusso

Et aussi

A côté des créations et des tournées, il y a l’autre vie de la compagnie: résidences, enseignements, édition… C’est une part différente de notre activité qui  se déploie, basée sur la transmission, les rencontres et le partage d’expérience. Pour autant les liens sont toujours très étroits avec les spectacles.



Publications

PUCK n° 17 – Le point critique
Marionnettes réalistes, marionnettes hyperréalistes : pour une mutation du regard
Article de Didier Plassard

Le pari de la marionnette au théâtre
• Entretien avec Edgar PETITIER par Michelle Sigal
• Les vieillards au collège écrit par Bérangère Vantusso
• Portrait de Bérangère Vantusso dans Manip n°27, le journal de la marionnette Themaa

Marionnettes – territoires de création
Edition du Musée comtois 2012

Exposition

« Marionnettes,  territoires de création »

Conçue comme une grande installation artistique, l’exposition manifeste la vitalité des arts de la marionnette et en montre les spécificités par un contenu et une scénographie envisagés pour la légèreté de l’itinérance. Deux grands axes thématiques traversent sa conception : les spécificités des arts contemporains de la marionnette, et les dialogues qu’ils établissent avec les auteurs d’aujourd’hui, les autres arts, la société. L’une des trois vieilles prieuses des Aveugles figure dans cette exposition.


Les éditions de l’œil ont réalisé un Carnet de la création consacré aux Aveugles. De l’atelier au plateau, de sbouts de bois aux  marionnettes, le carnet retrace avec finesse la création du spectacle. Vous pouvez vous procurer ce carnet auprès de la compagnie.

Il coûte 5,50€ + frais de port.

Éditions

Les éditions de l’œil ont réalisé un Carnet de la création consacré aux Aveugles. De l’atelier au plateau, des bouts de bois aux marionnettes, le carnet retrace avec finesse la création du spectacle.


Enseignement

Depuis septembre 2002, Bérangère Vantusso enseigne l’interprétation avec marionnettes aux élèves d’ hypokhâgne option théâtre du lycée Victor Hugo à Paris (option dirigée par Edgar Petitier).

Au cours d’un premier stage de trois jours, les élèves  appréhendent les différents types de manipulation (main nue, théâtre d’objets, théâtre d’ombre, manipulation sur table, corps castelet, marionnettes à gaine).
Le deuxième stage de trois jours est consacré à la mise en jeu en marionnette de courts extraits des textes littéraires de leur programme.

Ainsi, au fil des années scolaires, les promotions successives ont monté en marionnettes des extraits de :

  • Œdipe Roi de Sophocle
  • Le cercle de craie caucasien de Brecht
  • L’Hôtel du libre échange de Feydeau
  • L’île aux esclaves de Marivaux
  • Saint Jeanne des abattoirs de Brecht
  • Dom Juan de Molière
  • Hamlet et Macbeth de Shakespeare
  • Médée Matériau de Müller
  • Paysage sous surveillance de Müller
  • Edouard II de Marlowe
  • Violence à Vichy de Chartreux
  • Si ce n’est toi de Edward Bond

Formations


Sur le schéma de cette intervention en hypokhâgne (un module d’apprentisage technique/ un module de mise en jeu avec marionnettes), Bérangère Vantusso anime régulièrement des stages d’interprétation.

De 2002 à 2005 avec les élèves de 5° SEGPA à Verdun.
En 2003 pour le Théâtre de la Marionnette à Paris.
En 2005 avec les élèves de la Classe d’acteurs de la Comédie de Reims.
En 2007 avec Musique et Danse en Lorraine, et l’Ecole de la deuxième chance à Nancy en partenariat avec le Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy-Lorraine.
En 2008, pendant le festival MAR.T.O à Antony
En 2009 avec les étudiants de la Faculté d’Etudes Théâtrales de Metz puis au Théâtre aux Mains nues à Paris et au Théâtre d’Arras.
En 2012 et 2013 à Toulouse avec les étudiants de Khâgne Option Théâtre du Lycée Fermat.

De février à juin 2009, Bérangère Vantusso a été metteur en scène invitée par l’ENSATT à Lyon pour travailler sur un projet de mise en scène de la pièce d’ Eddy Pallaro Dans le bien être de mon être avec les élèves de première année de scénographie et de costumes.

Depuis 2011 elle intervient auprès du groupe d’acteurs de l’Atelier Volant du Théâtre national de Toulouse en tant qu’artiste invitée de la structure.

Résidences In Situ




En juin 2007, je cherchais activement un atelier pour construire les 13 marionnettes destinées à la création des Aveugles de Maeterlinck.
Isabelle Bertola (directrice du Théâtre de la Marionnette à Paris) m’a proposé d’inscrire ce projet dans le cadre d’une résidence de création In Situ, mise en place par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.
Il s’agissait de prendre nos quartiers au cœur d’un collège et d’inventer des liens entre notre propre travail
de création et la vie de l’établissement.

En août 2007, le jour de la rentrée administrative, la compagnie s’est donc installée au Collège Jean Jaurès de Saint-Ouen. La salle 006 donnant directement sur la cour du collège a été mise à notre disposition et transformée pour quelques mois en atelier. C’est là que nous avons commencé la construction de 13 marionnettes de vieillards aveugles, mesurant chacune environ 1m10 de haut, et de facture hyper-réaliste. Pendant trois mois, 10 personnes ont travaillé dans cet atelier de façon plus ou moins régulière (sculpteuse, mouleuse, peintre, costumière, stagiaire, perruquière,…). Nous sommes arrivées avec des morceaux de bois, d’aluminium, des bouts de mousses, des vis, des tissus, et nous sommes reparties de l’atelier avec nos marionnettes prêtes à répéter.

La salle de classe / atelier était ouverte aux élèves quasiment tous les jours aux heures de récréation et à midi.
Ils pouvaient donc facilement en franchir les portes pour suivre l’avancée du travail, partager nos errances,
nos doutes, nos réussites. Les premières visites étaient souvent très surprenantes car les élèves ne s’attendaient pas à ce qu’ils allaient trouver dans l’atelier.

Dans leur esprit, le mot marionnette appartenait forcément au registre des petits enfants, ils pensaient inconsciemment  trouver des petites poupées rigolotes avec les cheveux en laine et ils découvraient des grandes marionnettes de vieillards, impressionnantes de réalisme et visiblement destinées à raconter d’autres histoires
que celles qui endorment les enfants.
Nous ressentions immédiatement que ce travail leur inspirait beaucoup de respect, de curiosité et d’intérêt et que l’échange pouvait démarrer.

Parallèlement à ces temps portes-ouvertes, nous avons reçu des classes encadrées par leur professeur afin de leur présenter le projet, de parler avec eux du processus de création, de leur faire partager les secrets de l’atelier, de répondre à leurs nombreuses questions concernant le métier d’artiste. Ces rencontres ont souvent donné lieu à des échanges très intéressants sur la place de l’artiste dans la société, sur la nécessité de créer, sur la reconnaissance d’un travail artistique (qui ne passe, pour les élèves, que par la télévision à priori) sur le choix de monter tel ou tel spectacle, sur les coûts des créations.

Je garde le souvenir marquant d’un élève de 3e qui me conseillait d’aller demander aux gens dans la rue ce qu’ils aimeraient voir au théâtre afin de pouvoir répondre à leur désir et, logiquement, devenir très célèbre… Cette remarque m’ a fait sourire et m’a paru en même temps extrêmement révélatrice du rapport que ces jeunes gens entretiennent avec « le monde du spectacle » qui est lié avant tout pour eux au succès et à l’argent. Partant de cette remarque, nous avons pu parler de l’identité artistique, de la création dans son sens premier, faire apparaître ce qui n’existe pas (et non pas répondre à une soi-disante demande du public). Nous avons parlé du nivellement culturel, de la nécessité d’ affirmer très fortement ce que l’on est plutôt que de chercher à être ce qu’on pense que les autres attendent de nous. La rencontre avec cette classe avait démarré de façon assez tumultueuse, elle est devenue réfléchie, attentive et intelligente. Un moment d’échange où chacun a pris conscience du décalage qui existe entre la réalité de nos pratiques artistiques et l’appréhension qu’en ont la plupart des gens.

A la fin du mois de novembre nous avons quitté l’atelier du collège pour aller nous installer dans le théâtre où nous avons créé le spectacle en janvier 2008.

En février 2008 a commencé la seconde partie de la résidence, qui a été très différente de la première, puisque nous n’étions plus là au quotidien. Nous sommes revenus au collège de façon plus ponctuelle pour diriger des ateliers étroitement liés au travail de création des Aveugles auxquels les élèves avaient participé à l’automne.
Les 6e ont construit leurs propres marionnettes et les ont mises en jeu dans de courts extraits de texte ; j’ai vraiment tenté de partager avec eux ce qui m’a préoccupé pendant les répétitions à propos de la prise de parole avec une marionnette.  Les 3e ont eu plusieurs séances de modelage de terre avec Marguerite Bordat (qui a modelé et peint toutes les marionnettes) autour du visage humain et de l’autoportrait. Nous avons proposé plusieurs lectures au CDI de textes liés au spectacle. Un groupe a travaillé avec l’un des comédiens du spectacle sur la notion de corps manipulé. Bref, toutes les rencontres que nous avons imaginées avec les élèves étaient des prolongements de la première partie de la résidence.

Enfin, les élèves du collège viendront découvrir le spectacle achevé à l’Espace 1789 de Saint-Ouen en mars 2009, en partenariat avec le Théâtre de la Marionnette à Paris.
Direction artistique
Bérangère Vantusso

Administration & Production
Flavia Amarrurtu

Communication
Florence Kremper


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